

Aperçu
Une surveillance rapide et précise des maladies est essentielle pour une santé publique efficace, car elle permet de réagir rapidement afin de minimiser les cas de maladie, d’éviter les décès et de réduire les perturbations économiques.
Les épidémies d’Ebola en Afrique de l’Ouest et la pandémie de COVID-19 ont mis en évidence le besoin urgent d’approches innovantes pour renforcer les systèmes de surveillance existants.
Ce projet, mené par le CVD-Mali en collaboration avec le ministère de la Santé et du Développement social, et soutenu par la Fondation Gates, se concentre sur la surveillance communautaire comme stratégie essentielle pour améliorer la sécurité sanitaire. La surveillance communautaire implique activement les communautés dans la détection, le signalement, la réponse et le suivi des événements sanitaires, favorisant ainsi une plus grande résilience et une réponse plus rapide aux risques sanitaires émergents.
Cette initiative s’appuie sur le cadre existant au Mali pour la surveillance post-administration massive de médicaments (MDA) pour les maladies tropicales négligées (MTN). En s’appuyant sur des agents de santé communautaires formés, les « relais communautaires », ce projet vise à intégrer la surveillance post-MDA dans le système de santé national, favorisant ainsi la durabilité et la prise de décisions éclairées.
ObjectiFs Clés:
- Renforcer la capacité du Mali à mettre en œuvre un système communautaire de surveillance multimaladies, en mettant particulièrement l’accent sur les maladies épidémiques et les épidémies. Cela comprend la formation et l’équipement des relais, des superviseurs et du personnel des établissements de santé, la garantie d’une communication rapide et précise des alertes et des rapports, et le développement des connaissances et des capacités de la communauté en matière de partage d’informations.
- Soutenir l’amélioration de la riposte à la pandémie grâce à un système communautaire de surveillance multimaladies. Cet objectif vise à renforcer les capacités communautaires d’intervention immédiate par le biais de réseaux communautaires de premiers intervenants (par exemple, pour soutenir les mesures d’isolement et de confinement), à réduire la stigmatisation, notamment en facilitant la notification et les ripostes efficaces, et à promouvoir et soutenir les ripostes initiées par le système de santé.
- Contribuer à l’amélioration de la surveillance post-élimination des maladies tropicales négligées (MTN). Cela implique de renforcer l’identification syndromique communautaire et le dépistage dans les établissements de santé, et d’augmenter les capacités du Mali à mettre en place un système intégré de soins de santé primaires et de surveillance des MTN.
L’intégration potentielle de ce système à l’ensemble des systèmes nationaux sera étudiée une fois que l’utilité et la viabilité du projet pilote auront été établies.
Détails
But
L’objectif principal de ce projet est d’évaluer la faisabilité d’utiliser un système d’agents de santé communautaires, actuellement opérationnel pour les programmes de lutte contre les maladies tropicales négligées, afin d’améliorer à la fois la surveillance communautaire et la préparation à une nouvelle pandémie au Mali. À terme, l’objectif est de fournir des preuves de l’utilité de cette approche communautaire et de tirer des enseignements pour intensifier les efforts de surveillance à travers le Mali, ainsi que dans d’autres pays le cas échéant.
Portée
Ce projet est mis en œuvre dans les régions de Kita et Kangaba au Mali, et se concentre sur les villages qui disposent déjà de relais communautaires soutenus par l’étude LAKANA et qui sont exposés aux épidémies ou comportent des zones à risque épidémique (par exemple, les régions frontalières, les zones où les animaux et les humains vivent à proximité). Le projet encourage la participation et la collaboration d’un large ensemble d’acteurs, notamment les organismes gouvernementaux maliens (ministères de la Santé, de l’Agriculture, de l’Élevage et de l’Environnement), les partenaires chargés des données et de la surveillance, le personnel et les représentants sanitaires des districts et des communautés, ainsi que les chefs et les membres des communautés.
Chronologie
Le projet a démarré en novembre 2022 et sa phase initiale s’est poursuivie jusqu’en juillet 2024. La collecte des données s’est déroulée d’avril 2023 à mars 2024.
Mise en œuvre et supervision
Le projet suit un modèle de recherche sur la mise en œuvre, mené par le biais des systèmes de santé publique et des structures communautaires existants. L’engagement et la participation de la communauté sont essentiels à la réussite du projet. Des représentants communautaires, tels que les relais, sélectionnés par la communauté, ont été formés et équipés.
Des personnes chargées de la surveillance satellite (notamment des chasseurs, des agriculteurs, des pêcheurs et des enseignants) ont communiqué les rumeurs et les alertes sanitaires à leurs représentants communautaires, qui ont utilisé des outils basés sur des images et des téléphones simples pour identifier les alertes, lesquelles ont ensuite été communiquées à des superviseurs formés afin qu’ils les vérifient et donnent des conseils sur les mesures à prendre au niveau communautaire. Ces alertes ont été transmises aux établissements de santé et/ou aux autorités vétérinaires pour qu’ils mènent des enquêtes plus approfondies et prennent les mesures nécessaires.











